MONTRES LAURENT FERRIER

PASCAL DRO I PHOTOS DPPI – PÉDRO

NÉES AU MANS

IL Y A QUARANTE ANS

Amis au Mans, amis pour longtemps. C’est une histoire comme il en existe tant. Partager un volant au Mans, cela créé toujours un lien indéfectible. Pour Laurent Ferrier et François Servanin, qui ont disputé les 24 Heures ensemble à cinq reprises, l’édition 1979, qu’ils ont terminé à la troisième place, a été marquée par un serment qui se réalise aujourd’hui.

Laurent Ferrier, François Servanin : ces deux noms vous disent-ils quelque chose ? Si vous répondez par la négative, personne ne vous en voudra. Ils sont, sans doute, les plus discrets des équipages ayant terminé sur le podium des 24 Heures du Mans dans toute l’histoire de la course. D’ailleurs, à cette époque, il n’existait même pas de… podium au Mans ! Quarante ans plus tard, leur amitié, née aux 24 Heures, porte d’étranges et sublimes fruits.
Le premier est Lyonnais, le second Genevois. Quand ils se rencontrent, au début des années 70, ils n’ont qu’une seule idée en tête. La même : courir et tenter leur chance aux 24 Heures du Mans. Professionnellement, tous deux possèdent des talents et des personnalités aussi forts que différents. Mais c’est la course qui va les réunir et mettre à mal leurs carrières respectives.
Fils et petit-fils d’horloger et horloger lui-même, Laurent Ferrier débute chez Patek Philippe à la fin des années 60. Trois ans plus tard, il lâche ce job – pour lequel nombre de ses confrères auraient tué – afin de vivre plus près de la course. Sa destination ? Vous n’allez pas le croire : une très ordinaire boîte d’accessoires auto… où rien ne se passe vraiment.
Trois ans plus tard, donc, Patek Philippe vient repêcher Laurent Ferrier. Son talent d’horloger étant jugé extraordinaire par la grande maison, on accède à sa demande de ne pas travailler le vendredi. Dans son esprit, les choses sont claires. Cette fois, c’est décidé : il tentera de réaliser ses rêves de course et n’en démordra plus. Et c’est parti. Formule Ford sur les plus belles pistes d’Europe, Formule V, protos 2.0 – « des voitures extra, faciles, magnifiques, qui connaissent à nouveau le succès aujourd’hui, dans les courses historiques et qui donnaient lieu à des bagarres incroyables » – et bien d’autres, en Italie, en France, en Allemagne… et très peu en Suisse où les épreuves sur circuit sont interdites depuis 1955. Et puis, il y a le rêve ultime de tout pilote de « proto », celui que personne n’oublie jamais : Le Mans.

Découvrez la suite de l’article dans le numéro 11

NÉES AU MANS

IL Y A QUARANTE ANS

Amis au Mans, amis pour longtemps. C’est une histoire comme il en existe tant. Partager un volant au Mans, cela créé toujours un lien indéfectible. Pour Laurent Ferrier et François Servanin, qui ont disputé les 24 Heures ensemble à cinq reprises, l’édition 1979, qu’ils ont terminé à la troisième place, a été marquée par un serment qui se réalise aujourd’hui.

Laurent Ferrier, François Servanin : ces deux noms vous disent-ils quelque chose ? Si vous répondez par la négative, personne ne vous en voudra. Ils sont, sans doute, les plus discrets des équipages ayant terminé sur le podium des 24 Heures du Mans dans toute l’histoire de la course. D’ailleurs, à cette époque, il n’existait même pas de… podium au Mans ! Quarante ans plus tard, leur amitié, née aux 24 Heures, porte d’étranges et sublimes fruits.
Le premier est Lyonnais, le second Genevois. Quand ils se rencontrent, au début des années 70, ils n’ont qu’une seule idée en tête. La même : courir et tenter leur chance aux 24 Heures du Mans. Professionnellement, tous deux possèdent des talents et des personnalités aussi forts que différents. Mais c’est la course qui va les réunir et mettre à mal leurs carrières respectives.
Fils et petit-fils d’horloger et horloger lui-même, Laurent Ferrier débute chez Patek Philippe à la fin des années 60. Trois ans plus tard, il lâche ce job – pour lequel nombre de ses confrères auraient tué – afin de vivre plus près de la course. Sa destination ? Vous n’allez pas le croire : une très ordinaire boîte d’accessoires auto… où rien ne se passe vraiment.
Trois ans plus tard, donc, Patek Philippe vient repêcher Laurent Ferrier. Son talent d’horloger étant jugé extraordinaire par la grande maison, on accède à sa demande de ne pas travailler le vendredi. Dans son esprit, les choses sont claires. Cette fois, c’est décidé : il tentera de réaliser ses rêves de course et n’en démordra plus. Et c’est parti. Formule Ford sur les plus belles pistes d’Europe, Formule V, protos 2.0 – « des voitures extra, faciles, magnifiques, qui connaissent à nouveau le succès aujourd’hui, dans les courses historiques et qui donnaient lieu à des bagarres incroyables » – et bien d’autres, en Italie, en France, en Allemagne… et très peu en Suisse où les épreuves sur circuit sont interdites depuis 1955. Et puis, il y a le rêve ultime de tout pilote de « proto », celui que personne n’oublie jamais : Le Mans.

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2019-04-05T19:48:04+02:00