LE DÉFI LOGISTIQUE DE SEBRING

PASCAL DRO I PHOTOS DHL – WEC – PÉDRO

LE GRAND
DÉFI

Une flotte de camions déchargeant soixante-dix containers de vingt-six tonnes sur le tarmac du circuit de Sebring. Et, dès le lendemain, plus d’une centaine de super trucks américains arrivant à des heures variables. Le tout à organiser en un paddock géant pour cent-quarante voitures. L’exploit logistique, diplomatique et sportif franco-américain de l’année.

Imagineriez-vous possible qu’un match d’un championnat d’Europe de football se dispute au même endroit et durant le même weekend qu’une épreuve d’un autre championnat ? Impossible. C’est pourtant l’exploit que viennent de réussir les promoteurs du WEC et de l’IMSA en réunissant les plus belles autos d’endurance du monde sur deux épreuves jointes. C’était le Super Sebring, en Floride, à la mi-mars. Cette épreuve magique aura exigé dix-huit mois de travail pour prendre forme. Ils en ont fait un triomphe, bien que ce mot soit banni de la rhétorique traditionnellement humble et modeste de cette discipline. « Si l’idée de ce Super Sebring était effectivement née en France, c’est bien à Jim France, qui a eu le courage de nous répondre  »OK » il y a dix-huit mois, qu’en revient le mérite. » Plus précisément, cet accord était assorti de la condition suivante : « Vous avez dix-huit mois pour résoudre tous les problèmes ». Pour Gérard Neveu, président de Le Mans Endurance Management et promoteur du championnat du monde FIA WEC, il ne s’agit pas aujourd’hui de tirer à lui la couverture. Surtout pas. Il sait les trésors de de diplomatie à déployer pour qu’une telle idée puisse espérer passer du statut de « farfelue » à celui de grande épreuve innovante. « Nous avons ensuite établi une liste de toutes les questions à régler, de manière très méthodique, et établi un dialogue presque permanent entre les équipes de l’IMSA américaines et la nôtre. Ensuite, avec méthode, nous avons trouvé des solutions et des compromis pour chaque ligne. Les flux se sont organisés dans les deux sens, avec des réponses aux questions et de nouvelles questions soulevées par ces réponses. Petit à petit, le courant est passé. Après tout, avant toute autre chose, nous sommes des passionnés de sport. Nous devions, certes, prendre gare, de part et d’autre, aux susceptibilités et aux contingences politiques du moment. Mais la volonté commune était là et bien là. »

Découvrez la suite de l’article dans le numéro 11

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Une flotte de camions déchargeant soixante-dix containers de vingt-six tonnes sur le tarmac du circuit de Sebring. Et, dès le lendemain, plus d’une centaine de super trucks américains arrivant à des heures variables. Le tout à organiser en un paddock géant pour cent-quarante voitures. L’exploit logistique, diplomatique et sportif franco-américain de l’année.

Imagineriez-vous possible qu’un match d’un championnat d’Europe de football se dispute au même endroit et durant le même weekend qu’une épreuve d’un autre championnat ? Impossible. C’est pourtant l’exploit que viennent de réussir les promoteurs du WEC et de l’IMSA en réunissant les plus belles autos d’endurance du monde sur deux épreuves jointes. C’était le Super Sebring, en Floride, à la mi-mars. Cette épreuve magique aura exigé dix-huit mois de travail pour prendre forme. Ils en ont fait un triomphe, bien que ce mot soit banni de la rhétorique traditionnellement humble et modeste de cette discipline. « Si l’idée de ce Super Sebring était effectivement née en France, c’est bien à Jim France, qui a eu le courage de nous répondre  »OK » il y a dix-huit mois, qu’en revient le mérite. » Plus précisément, cet accord était assorti de la condition suivante : « Vous avez dix-huit mois pour résoudre tous les problèmes ». Pour Gérard Neveu, président de Le Mans Endurance Management et promoteur du championnat du monde FIA WEC, il ne s’agit pas aujourd’hui de tirer à lui la couverture. Surtout pas. Il sait les trésors de de diplomatie à déployer pour qu’une telle idée puisse espérer passer du statut de « farfelue » à celui de grande épreuve innovante. « Nous avons ensuite établi une liste de toutes les questions à régler, de manière très méthodique, et établi un dialogue presque permanent entre les équipes de l’IMSA américaines et la nôtre. Ensuite, avec méthode, nous avons trouvé des solutions et des compromis pour chaque ligne. Les flux se sont organisés dans les deux sens, avec des réponses aux questions et de nouvelles questions soulevées par ces réponses. Petit à petit, le courant est passé. Après tout, avant toute autre chose, nous sommes des passionnés de sport. Nous devions, certes, prendre gare, de part et d’autre, aux susceptibilités et aux contingences politiques du moment. Mais la volonté commune était là et bien là. »

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2019-04-05T19:43:11+02:00