LE COLLÈGE DES COMMISSAIRES
« CE QUE L’ON NE VOIT JAMAIS »

FIONA MILLER I PHOTOS ADRENAL MEDIA

« C’est à voir avec les commissaires », « Ce sont les commissaires », « Ils ont été convoqués par le collège des commissaires », « C’est une décision des commissaires »… Autant de phrases que l’on entend souvent, avant, pendant et après une épreuve du WEC et dans les autres épreuves internationales estampillées FIA. Mais que signifient-elles vraiment ? Et que se passe-t-il exactement derrière les portes toujours closes du collège des commissaires sur les épreuves d’endurance internationales et aux 24 Heures du Mans en particulier ?

La mission de ces officiels de la FIA consiste à assurer l’équité sportive en prêtant une oreille impartiale aux requêtes des concurrents et en rendant une justice sportive souvent immédiate. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Jean-François Véroux, président permanent du collège des commissaires pour le WEC.
Avocat réputé avec quarante-cinq ans de pratique derrière lui, pilote de talent durant plus de trente ans, fou d’histoire, de course automobile et collectionneur à ses heures, Maître Véroux met sa colossale expérience de la course et de la justice au service d’un panel de trois commissaires (six au Mans), dont un représentant national du lieu où se déroule la course. Une obligation de distance, d’impartialité et, également, de réaction rapide sous la pression de l’épreuve en cours. Une tâche méconnue et peu reconnue.

Quel est le rôle exact de ce collège des commissaires ? Et quels sont ses pouvoirs réels ?
Le collège doit, essentiellement, faire appliquer le règlement et s’assurer qu’il est toujours respecté. Il est également chargé d’appliquer les pénalités prévues par ce règlement en cas de manquement à la règle, qu’elle soit sportive ou technique. Dans la course automobile, les choses sont très particulières en regard de ce qui se pratique dans d’autres disciplines. Ce qui se produit en piste, durant le cours de l’épreuve, est du ressort du directeur de course. Il en est le maître absolu, surtout sur les sujets de sécurité. Mais, s’il s’aperçoit que quelque chose pourrait s’avérer être une infraction aux règles ou une non-concordance avec celles-ci, il peut transférer le cas au collège des commissaires. Il peut ainsi poursuivre son « monitoring » de l’épreuve et il devient du devoir des commissaires – fonctionnant alors comme une sorte de tribunal arbitral – d’investiguer sur tous les sujets qui leur sont soumis. Les trois commissaires qui, dans le civil, en droit commercial ou judiciaire, seraient appelés « arbitres », doivent examiner les faits et, si la situation l’exige, aboutir à une décision quant à une sanction (ou non) qui devra être appliquée sur-le-champ ou lors d’une épreuve suivante.

Découvrez la suite de l’article dans le numéro 12

« C’est à voir avec les commissaires », « Ce sont les commissaires », « Ils ont été convoqués par le collège des commissaires », « C’est une décision des commissaires »… Autant de phrases que l’on entend souvent, avant, pendant et après une épreuve du WEC et dans les autres épreuves internationales estampillées FIA. Mais que signifient-elles vraiment ? Et que se passe-t-il exactement derrière les portes toujours closes du collège des commissaires sur les épreuves d’endurance internationales et aux 24 Heures du Mans en particulier ?

La mission de ces officiels de la FIA consiste à assurer l’équité sportive en prêtant une oreille impartiale aux requêtes des concurrents et en rendant une justice sportive souvent immédiate. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Jean-François Véroux, président permanent du collège des commissaires pour le WEC.
Avocat réputé avec quarante-cinq ans de pratique derrière lui, pilote de talent durant plus de trente ans, fou d’histoire, de course automobile et collectionneur à ses heures, Maître Véroux met sa colossale expérience de la course et de la justice au service d’un panel de trois commissaires (six au Mans), dont un représentant national du lieu où se déroule la course. Une obligation de distance, d’impartialité et, également, de réaction rapide sous la pression de l’épreuve en cours. Une tâche méconnue et peu reconnue.

Quel est le rôle exact de ce collège des commissaires ? Et quels sont ses pouvoirs réels ?
Le collège doit, essentiellement, faire appliquer le règlement et s’assurer qu’il est toujours respecté. Il est également chargé d’appliquer les pénalités prévues par ce règlement en cas de manquement à la règle, qu’elle soit sportive ou technique. Dans la course automobile, les choses sont très particulières en regard de ce qui se pratique dans d’autres disciplines. Ce qui se produit en piste, durant le cours de l’épreuve, est du ressort du directeur de course. Il en est le maître absolu, surtout sur les sujets de sécurité. Mais, s’il s’aperçoit que quelque chose pourrait s’avérer être une infraction aux règles ou une non-concordance avec celles-ci, il peut transférer le cas au collège des commissaires. Il peut ainsi poursuivre son « monitoring » de l’épreuve et il devient du devoir des commissaires – fonctionnant alors comme une sorte de tribunal arbitral – d’investiguer sur tous les sujets qui leur sont soumis. Les trois commissaires qui, dans le civil, en droit commercial ou judiciaire, seraient appelés « arbitres », doivent examiner les faits et, si la situation l’exige, aboutir à une décision quant à une sanction (ou non) qui devra être appliquée sur-le-champ ou lors d’une épreuve suivante.

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