FORD GTE PRO / GT LM

PASCAL DRO I PHOTOS DPPI- OLIVIER PLA – DREW GIBSON

NAISSANCE

D’UNE LÉGENDE

Si la lutte des GT en Championnat du Monde d’Endurance fait la part belle aux Porsche, Ferrari et autres Aston Martin, c’est bien la très mystérieuse Ford GT qui suscite le plus de curiosité. D’autant qu’elle a gagné les 24 Heures du Mans dès sa première tentative. Le Toulousain Olivier Pla, pilote titulaire de l’une des autos officielles, dévoile les dessous de cet étonnant défi.

Lorsque Ford fait l’annonce officielle de son retour au Mans, en 2015, l’aventure s’annonce différente de celle que l’on a connue. Au début des années 60, pour le Blue Oval, il s’agit de battre à tout prix Ferrari sur « ses » terres sarthoises. Après l’affront du rachat raté des Rouges au bord de la faillite par les Bleus au sommet de leur gloire industrielle, Henry Ford, furieux, a décidé de venir battre les Italiens dans la Sarthe. Et, quatre fois de rang, Ford s’est ensuite imposé, réalisant alors la plus longue série de victoires consécutives. Ferrari était au tapis. Et, pour le fier peuple américain, patriote en diable, son industrie automobile – qui ne s’était jusqu’alors jamais beaucoup exportée – récoltait la gloire et une place de choix dans l’histoire de la course automobile. Si bien que, lorsque les premières rumeurs d’un retour de Ford au Mans ont commencé à circuler, au milieu des années 2010, même le grand Dan Gurney, vainqueur au Mans en 1967 avec A.J. Foyt à bord de la GT 40 Mk IV, commentait la chose de la manière suivante, en substance, dans les colonnes de Racer : « Si Ford revient au Mans, je serai leur premier supporter. Ce serait bien pour l’Amérique, bien pour Ford et cela parlera à des Américains qui ne connaissent pas notre histoire au Mans. Et puis, à notre époque bourrée d’avocats, de règles et de trucs compliqués de ce genre, c’est là une belle histoire à écrire. C’est courageux de revenir au Mans et de repartir au combat ». Une notion de patriotisme économique et sportif, bien plus vivace aux États-Unis qu’en France. Alors, quand William Ford Jr a donné le départ de la 83e édition des 24 Heures en juin 2016, le coup d’envoi de l’offensive Ford au Mans et en endurance a également retenti.

Découvrez la suite de l’article dans le numéro 11

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D’UNE LÉGENDE

Si la lutte des GT en Championnat du Monde d’Endurance fait la part belle aux Porsche, Ferrari et autres Aston Martin, c’est bien la très mystérieuse Ford GT qui suscite le plus de curiosité. D’autant qu’elle a gagné les 24 Heures du Mans dès sa première tentative. Le Toulousain Olivier Pla, pilote titulaire de l’une des autos officielles, dévoile les dessous de cet étonnant défi.

Lorsque Ford fait l’annonce officielle de son retour au Mans, en 2015, l’aventure s’annonce différente de celle que l’on a connue. Au début des années 60, pour le Blue Oval, il s’agit de battre à tout prix Ferrari sur « ses » terres sarthoises. Après l’affront du rachat raté des Rouges au bord de la faillite par les Bleus au sommet de leur gloire industrielle, Henry Ford, furieux, a décidé de venir battre les Italiens dans la Sarthe. Et, quatre fois de rang, Ford s’est ensuite imposé, réalisant alors la plus longue série de victoires consécutives. Ferrari était au tapis. Et, pour le fier peuple américain, patriote en diable, son industrie automobile – qui ne s’était jusqu’alors jamais beaucoup exportée – récoltait la gloire et une place de choix dans l’histoire de la course automobile. Si bien que, lorsque les premières rumeurs d’un retour de Ford au Mans ont commencé à circuler, au milieu des années 2010, même le grand Dan Gurney, vainqueur au Mans en 1967 avec A.J. Foyt à bord de la GT 40 Mk IV, commentait la chose de la manière suivante, en substance, dans les colonnes de Racer : « Si Ford revient au Mans, je serai leur premier supporter. Ce serait bien pour l’Amérique, bien pour Ford et cela parlera à des Américains qui ne connaissent pas notre histoire au Mans. Et puis, à notre époque bourrée d’avocats, de règles et de trucs compliqués de ce genre, c’est là une belle histoire à écrire. C’est courageux de revenir au Mans et de repartir au combat ». Une notion de patriotisme économique et sportif, bien plus vivace aux États-Unis qu’en France. Alors, quand William Ford Jr a donné le départ de la 83e édition des 24 Heures en juin 2016, le coup d’envoi de l’offensive Ford au Mans et en endurance a également retenti.

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2019-04-05T19:38:50+02:00